se trouvent à l'avant-garde
La Grèce et les Grecs innovent et se distinguent à l'échelle mondiale.
La Grèce progresse dans de nombreuses branches et réalise des exportations remarquables. Parmi ces secteurs figurent l'alimentation, les médicaments, les produits agricoles, etc.
Combien de Grecs savent que, selon l'ancien ministre Giannis Maniatis, la Grèce est au premier rang mondial de la production de chauffe-eau solaires, lesquels réduisent la consommation d'énergie de 50 % ?
Laissons donc de côté la morosité et les plaintes. Certes, nous avons fait faillite en 2010. Mais nous aurions dû être plus vigilants, nous comme citoyens et, avant tout, le système partisan, syndical et politique. Veillons aussi à l'avenir à ne pas subir de nouveau les mêmes choses. Sept faillites de l'Etat grec moderne, ce n'est pas peu.
Avant la faillite, la Grèce occupait la 26e place en matière de développement social et économique parmi les quelque deux cents pays du monde.
Bien entendu, beaucoup reste à faire, dans de nombreux domaines, et d'abord dans le fonctionnement de l'Etat : domination des partis, transparence, méritocratie, efficacité du secteur public, etc. Le retard du secteur public bloque le développement. Le système partisan et politique doit engager les réformes nécessaires.
La Grèce figure parmi les premiers rangs dans certains domaines, tels que :
A) La navigation maritime. Nous sommes la première puissance maritime au monde pour la flotte appartenant à des Grecs, et la troisième pour la flotte battant pavillon grec. Si l'on songe que les trois quarts de la terre sont couverts par les mers, on peut mesurer la domination des Grecs sur les mers du monde.
Cette primauté tient au fait que les armateurs agissent librement sur la scène internationale et y deviennent champions, parce qu'ils ne dépendent pas de l'Etat grec problématique. Ils ne subissent pas la bureaucratie étatique qui détruit tout. Selon les règles du droit international, les armateurs peuvent à tout moment choisir le pavillon qu'ils souhaitent pour leur navire.
A l'inverse, le cabotage grec est presque en faillite et vacille, parce que l'Etat ne le laisse pas respirer. Que les adorateurs de l'Etat et les étatistes de toute sorte y réfléchissent.
B) Le tourisme. Nous sommes une destination touristique mondiale. En 2020, lors des World Travel Awards (WTA), la Grèce, par le ministère du Tourisme et l'Organisation nationale hellénique du tourisme (EOT), a été distinguée comme « Meilleur organisme touristique mondial ». Cette distinction, bien sûr, ne doit pas nous endormir. Au contraire, de plus grands efforts sont nécessaires pour rester à l'avant-garde.
Le temps est venu de développer un tourisme de qualité et d'allonger la saison touristique. Il faut développer différentes formes de tourisme : congrès, montagne, médical et thermal, agrotourisme, sport, tourisme des seniors, etc. Dans tous ces domaines, et dans beaucoup d'autres, la Grèce dispose d'avantages comparatifs considérables.
C) L'entrepreneuriat. Rappelons, pour ne pas l'oublier, qu'avant la Révolution de 1821 les entrepreneurs grecs dominaient dans les Balkans, en Autriche, dans l'Empire ottoman, partiellement en Russie et dans d'autres régions de la Méditerranée. Après la libération, les notables locaux, politiques et intermédiaires prédateurs, ont craint la coopération avec ces Grecs dynamiques et leur intégration au corps national, alors qu'ils continuaient à dominer la périphérie du monde grec.
Depuis la libération, tout le système partisan, clientéliste, prédateur et politique a combattu les entrepreneurs grecs. Comme si cela ne suffisait pas, l'idéologie étatiste de la gauche est venue combattre l'esprit d'entreprise. Aujourd'hui encore, certains de nos concitoyens hurlent que les entrepreneurs « boivent le sang du peuple ».
Nous, les Grecs, devons comprendre que, partout dans le monde, l'entreprise produit de la richesse. Sans entreprises, il n'y a pas de travailleurs, il n'y a pas de richesse. Il y a au contraire pauvreté et misère.
Il faut donc mettre en valeur les entrepreneurs grecs et les entreprises grecques pour ce qu'ils apportent. Les remercier, parce qu'ils produisent de la richesse, parce qu'entreprendre est un acte de création. Et devenir innovants et ouverts sur l'extérieur, puisque l'hellénisme a accompli de grandes choses lorsqu'il s'est ouvert au monde.
Il existe aussi, hors de Grèce, une autre Grèce. Le temps est venu de relier les Grecs du monde entier dans un réseau mondial et de créer la communauté mondiale des Grecs.
Joyeux Noël !
Pavlos Marantos
marantosp@gmail.com
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