Note d'archive : Ce texte provient de l'ancien fonds de Nomika Epilekta et est conservé avec soin pour une lecture historique et informative.
Les chefs syndicaux ne vont pas au paradis, ils vont partout. Tout est payé. La DEI est là pour moi, et le mois compte trente et un jours !
Les syndicalistes, comme les responsables politiques, s'occupent professionnellement du salut des autres. Ils l'ont dans leur ADN. Pouvez-vous imaginer la vie sans fantasmes ?
Le syndicaliste commence au conseil des cinq de son école et finit député. Quelque chose d'analogue se produit avec le bedeau qui devient administrateur ou le colleur d'affiches qui, de huissier, devient maire.
Nous parlons de la véritable évolution sociale méritocratique. Le désintéressement de ces personnes est inimaginable. À la fin, pourtant, une « erreur » survient et il est révélé qu'ils sont tous, eux, leurs proches et leurs amis, installés, avec maisons, piscines et voitures de luxe. Quand je dis « erreur », j'entends qu'une autorité indépendante, quelque journaliste hors circuit, quelque SDOE en crise de conscience, met au jour le linge sale qui pue et empeste la corruption. Alors les professionnels du genre perdent pied et, défendant leurs acquis, ne savent que dire ; ainsi, par exemple, le chef syndical de la GENOP-DEI, Nikos Fotopoulos, a menacé de se suicider s'il était prouvé qu'il avait pris ne serait-ce qu'un euro. Du calme.
Récemment a éclaté le scandale de la DEI et des poursuites criminelles ont été engagées.
Le parquet de première instance d'Athènes a engagé des poursuites pénales contre les responsables des directions de la DEI pour la période 1999-2010, contre la GENOP-DEI et contre l'OKDE, au sujet des dépenses de la GENOP.
Les poursuites pénales ont été engagées à la suite du rapport de Leandros Rakintzis sur les dépenses excessives de l'entreprise au profit des syndicats de salariés. Plus précisément, elles portent sur :
- abus de confiance dans le service, en coaction et de manière continue, par un auteur ayant utilisé des manoeuvres particulières entraînant une diminution importante du patrimoine public,
- complicité directe GENOP-DEI et OKDE-DEI, etc.,
- escroquerie, en coaction et de manière continue, contre tous ceux qui ont contrôlé et approuvé les justificatifs des dépenses surfacturées.
Un contrôle fiscal du SDOE a suivi. Lors de ce contrôle, que pouvait faire d'autre le SDOE, ont été constatées des surfacturations pour des frais de voyage et dépenses, pour des études confiées à des proches de syndicalistes, dont les rémunérations ont été versées sans que les dossiers correspondants soient remis aux consultants. Cas classique de travail à domicile bien rémunéré.
Il a également été constaté qu'il existe des syndicalistes qui, outre les salaires élevés qu'ils percevaient sans travailler, ont encaissé des frais de déplacement pouvant atteindre 265 000 euros.
Ont aussi été trouvés des justificatifs montrant que les syndicalistes désintéressés de la GENOP-DEI séjournaient dans des suites à 7 000 euros la nuit. Tout cela doit être prouvé.
Attendons donc, en gardant à l'esprit qu'il n'y a pas de fumée sans feu...
Paschos Mandravelis dit les choses justement dans le Kathimerini du samedi 7 avril. Sous l'article figure une grande photographie du suicidaire potentiel.
Nikos Fotopoulos, barbe de quelques jours, veste en cuir marron de service, devant le micro, agite quelques papiers. Il déclare manifestement que le droit l'étouffe, comme il nous étouffe nous aussi. Mais nous, qui nous écoute sans micro, sinon le cafetier ?
Personne ne souhaite que N. Fotopoulos se suicide, comme il a menacé de le faire après les nombreux scandales de la GENOP, qui totalisent des millions d'euros. « Si l'on trouve ne serait-ce qu'un euro chez moi, je ne démissionnerai pas, je me suiciderai. » Il n'y a aucun besoin de suicides. Il serait plus pratique et plus utile de nous rendre notre argent. De toute manière, la GENOP-DEI et ses syndicalistes sont rémunérés généreusement par nous, consommateurs d'électricité et contribuables, afin que les chefs syndicaux aient leur confort. Et s'ils n'ont pas l'argent, car il s'agit de sommes importantes, on estime à deux millions le seul coût des fausses dépenses, sans compter le grand festin de la GENOP, ils pourraient peut-être offrir du travail social.
Dans le cas de M. Fotopoulos et de ses compagnons, ils pourraient simplement commencer à travailler. Comme chacun sait, la DEI, c'est-à-dire nous tous, nourrit des centaines de syndicalistes afin qu'ils ne se présentent jamais à leur travail.
Le président du syndicat de la DEI « Spartakos », Georgios Adamidis, a déclaré à SKAI que, pendant la période où se déroulaient les faits inclus dans l'enquête du SDOE, la société n'avait pas les problèmes qu'elle connaît aujourd'hui. Certes, on pourrait objecter que la société connaît ces problèmes précisément parce que « se déroulaient les faits inclus dans l'enquête du SDOE », mais là n'est pas notre sujet.
Puisque la société a aujourd'hui les problèmes qu'elle n'avait pas alors, pourquoi ne mettent-ils pas en pratique leur slogan : « Nous luttons pour l'électricité du peuple » ? Qu'ils fassent une journée de travail, mon frère. Qu'ils honorent l'argent qu'ils reçoivent, au lieu de nous rassasier de slogans sans contrepartie matérielle.
La réaction de la GENOP aux révélations peut se résumer dans le proverbe grec : « le voleur crie pour effrayer le maître de maison ». Nous ne parlons pas de l'accusation relative aux surfacturations des petits voyages des syndicalistes. Nous parlons des petits voyages eux-mêmes des syndicalistes et de leurs familles, des privilèges salariaux, des heures supplémentaires encaissées sans travailler et des indemnités hors siège perçues sans déplacement.
Si un syndicaliste veut nous convaincre, maintenant que la société a les problèmes qu'elle n'avait pas auparavant, qu'il tourne la page, qu'il fasse un pas en avant. Qu'il pointe sur son lieu de travail.
Des déclarations, nous en sommes rassasiés.
Vous avez vu la DEI !
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