Les personnels de l'éducation
sont tenus de se vacciner
Tous, gouvernement, parents, élèves et enseignants, veulent que les écoles et les universités fonctionnent normalement. L'enseignement à distance a son utilité, mais il ne peut offrir ce que procure l'enseignement en présence, dans la classe. Cela doit toutefois se faire sans exposer élèves et étudiants au risque d'être contaminés par ceux qui refusent de se faire vacciner.
Certes, l'écrasante majorité des enseignants est vaccinée. Il existe pourtant certains enseignants qui refusent de se faire vacciner. C'est leur droit. D'ailleurs, des minorités de non-vaccinés existent dans toutes les branches de travailleurs. Mais les enseignants exercent une mission et servent d'exemple à leurs élèves. Par conséquent, leur droit cède devant leur mission. Et, comme éducateurs investis d'une mission, ils sont tenus de se faire vacciner.
Le gouvernement a appelé à plusieurs reprises chacun à se faire vacciner, et d'abord ceux qui sont en contact avec les citoyens : personnel de santé, enseignants, professions du tourisme et de la restauration, etc.
S'agissant des enseignants, au début de l'année scolaire, ils sont tenus de présenter un certificat de vaccination. Mais que se passera-t-il pour ceux qui refusent de se faire vacciner ? Afin de prévenir les problèmes possibles dus à ceux qui refusent la vaccination, le gouvernement a adopté en temps utile une disposition législative qui prévoit ce qui suit :
Dans le cas où des enseignants titulaires, ou employés sous contrat de travail de droit privé à durée déterminée, ne présentent pas de certificat ou d'attestation de vaccination, de guérison ou de test diagnostique négatif, l'entrée dans les établissements scolaires où ils servent ne leur est pas permise et les conséquences suivantes s'appliquent :
Pour les enseignants titulaires, par décision du directeur de l'éducation, est imposée, par dérogation à toute autre disposition générale ou spéciale, la mesure administrative spéciale de suspension des fonctions pour des raisons impérieuses de protection de la santé publique. Pendant la durée de la suspension, qui n'est pas comptabilisée comme temps de service public effectif, les rémunérations ne sont pas versées. Par décision identique, la suspension est levée lorsque l'intéressé présente un certificat ou une attestation de vaccination, de guérison ou de test diagnostique négatif.
La même disposition s'applique aux enseignants remplaçants et aux enseignants rémunérés à l'heure.
De manière générale, chacun a le droit de se faire vacciner ou non, à l'exception des personnes investies d'une mission publique. Mais tous ont l'obligation d'appliquer les lois. En l'espèce, chacun est tenu, par son comportement, de ne pas constituer un danger pour la santé publique. Par conséquent, s'il ne veut pas se faire vacciner, il est obligé de réaliser les tests prévus, qu'il paiera de sa poche. Cela doit valoir pour tous. Et naturellement pour les enseignants.
L'OLME demande que les tests des enseignants non vaccinés soient payés par l'Etat. SYRIZA a également soutenu au Parlement la proposition de l'OLME. L'OLME et SYRIZA peuvent-ils nous expliquer pourquoi les tests des enseignants qui refusent de se faire vacciner devraient être payés par l'Etat ? Finalement, SYRIZA est-il favorable à la vaccination ou aux enseignants non vaccinés ?
L'OLME peut-elle soutenir les enseignants non vaccinés ? Un enseignant peut-il ne s'intéresser qu'à lui-même et se désintéresser des autres, et d'abord de ses élèves ?
Le gouvernement a trouvé le juste équilibre : d'une part protéger la santé publique, d'autre part respecter le droit de ne pas se faire vacciner. La démocratie respecte les droits du citoyen et fait preuve de tolérance envers les différentes minorités.
Mais chaque citoyen doit savoir que tout droit s'accompagne d'une obligation correspondante. De même qu'il a le droit de ne pas se faire vacciner, il a aussi l'obligation de se faire vacciner pour des raisons de santé publique. Lorsque deux droits entrent en conflit, le droit individuel au non-vaccination et le droit public à la santé, il faut établir une hiérarchie. Celui qui possède la plus grande valeur passe en premier, l'emporte et doit être protégé face à l'autre.
Tous, ou presque tous, s'accordent à dire que la protection de la santé publique prime le droit de ne pas se faire vacciner. C'est pourquoi tous les citoyens, et d'abord tous les personnels de l'éducation, sont tenus de se faire vacciner pour des raisons de santé publique. C'est ce qu'imposent les valeurs de la société. C'est aussi ce que disent les lois de l'Etat.
Pavlos Marantos
marantosp@gmail.com
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