Lorsque nous cherchons à analyser la notion de démocratie, la première chose qui vient à l’esprit est un système politique dont le pouvoir émane du peuple, avec pour objectif de servir ses intérêts et de viser toujours le bien commun. Autrement dit, une relation idéale entre la cité et le citoyen, dans laquelle l’une présuppose et protège l’autre. Les citoyens doivent agir de manière coordonnée, avec égalité de parole et franchise, protéger les lois, leur obéir avec respect et rester libres des fanatismes partisans et des préjugés.

Pourtant, au fil des siècles, la démocratie a pris de nombreuses formes, en essayant toujours de préserver intacte sa caractéristique fondamentale : le pouvoir doit, d’une manière ou d’une autre, émaner du peuple.

De nos jours, la démocratie, bien qu’elle soit visiblement différente de sa forme première, émane théoriquement du peuple par le vote. Les citoyens ont le droit et le choix d’élire les représentants qu’ils estiment capables de contribuer à une meilleure gouvernance du pays.

Dans la réalité, notre quotidien est rempli de manifestations, de cortèges, de citoyens indignés. Qu’est-ce qui a mal tourné dans un régime dont la nature repose sur l’élection démocratique de chaque décision ?

Aristote avait-il finalement raison lorsqu’il disait que, lorsque l’ensemble des citoyens, au lieu d’être régi par la raison et la vertu, est entraîné et dominé par les passions, la démocratie dégénère en ochlocratie ?

Pourquoi les citoyens ont-ils perdu confiance dans leurs propres organes exécutifs ?

Avons-nous mal interprété les termes démocratie, liberté et égalité ? L’insolence est-elle un droit, l’illégalité une liberté, l’impudence dans la parole une égalité, l’anarchie un bonheur ? Je me demande sincèrement si l’abus de pouvoir peut être démocratique.

Je crois fermement que les citoyens de ce pays ont perdu leur foi dans l’Idée de la démocratie. L’absence d’une politisation saine et la politisation partisane irrationnelle de ces dernières années ont conduit stratégiquement notre démocratie à l’autodestruction.

Les conclusions vous appartiennent.