Chaque samedi et dimanche avec « Tharros »
Écrit par Pavlos Marantos* 30 /31. 01. 2021
La gauche malmène les universités
depuis près de cinquante ans
(IIe partie)
La « compagnie rétrograde de gauche » est responsable des violations de l'asile universitaire, des occupations, des violences contre des professeurs et des étudiants, ainsi que des destructions de biens publics et privés. Mais les partis de gauche sont également responsables, parce qu'ils soutiennent ou cautionnent cette situation insupportable. En outre, la droite et le centre gauche ont aussi des responsabilités, car pendant tant d'années ils n'ont pas appliqué les lois. La majorité silencieuse des professeurs, des étudiants et des citoyens a également sa part de responsabilité, puisqu'elle observe ce qui se passe dans les universités sans réagir.
Les participants à la « compagnie rétrograde de gauche », personnes et petits groupes, constituent une minorité réduite et insignifiante. Pourtant, cette minorité insignifiante viole, avilit, dégrade et porte atteinte à la démocratie. Elle est ennemie de la démocratie.
Certes, la démocratie est tolérante même envers ses ennemis. Mais la tolérance a des limites. De même, la tolérance n'est pas le « soutien » à ceux qui ont une mentalité niveleuse et totalitaire. La démocratie doit se protéger de ceux qui la menacent ; elle doit appliquer les lois. Démocratie signifie application des lois et fonctionnement des institutions. Et, bien entendu, la démocratie doit protéger la majorité contre la tyrannie de la minorité.
On peut se demander ce que feront ces minorités fascisantes lorsque la majorité se soulèvera, ou au moins lorsqu'elle décidera de participer à la vie sociale et politique. Elles se retrouveront en grande difficulté. Elles prendront peur, fuiront et ne sauront plus où donner de la tête.
Existe-t-il vraiment une personne démocrate qui considère les occupations et les destructions comme des actes démocratiques ? Peut-être existe-t-il ceux qui considèrent que « l'esclavage est liberté » et que « la guerre est paix ». Il ne fait aucun doute que la violence contre les personnes, l'occupation d'espaces publics, les dégradations et les destructions de biens et de symboles sont des actes condamnables. Ce sont des comportements de régression et non de progrès, des actes de barbarie et non de civilisation.
Le soutien entier va naturellement aux professeurs et aux étudiants qui subissent la violence parce qu'ils osent exprimer une parole différente. L'écrasante majorité des citoyens compatit avec les victimes de la « compagnie rétrograde de gauche ». Et cela est réconfortant, car beaucoup de citoyens, même s'ils ne participent pas activement à la vie politique, condamnent avec force la violence. L'écrasante majorité des citoyens préfère la démocratie au totalitarisme, la liberté à l'esclavage.
Ceux qui s'intéressent à l'amélioration de l'éducation et, plus particulièrement, des études universitaires - partis, professeurs, étudiants, parents, citoyens - devraient organiser des marches, des manifestations et des protestations pour l'assiduité obligatoire aux cours, un meilleur enseignement et une meilleure recherche, davantage de livres, une meilleure propreté, l'application de la méritocratie, etc. Au fond, pourquoi la gauche, qui prétend tant se soucier de l'éducation, refuse-t-elle la surveillance des universités ? Peut-elle répondre à cette question : pourquoi les meilleures universités du monde disposent-elles d'une surveillance ?
En tout cas, les pays qui possèdent de bonnes universités ont de l'organisation, de la discipline et une surveillance des universités. Et à juste titre, puisque la connaissance exige discipline et effort. C'est ce que doit comprendre la gauche, qui considère comme un droit le « cinq démocratique », le « diplôme », les « étudiants éternels », les « occupations », etc. La gauche doit aussi comprendre, sans hypocrisie, que l'asile universitaire a été institué pour la libre circulation des idées et non pour la libre circulation des vandales et des fauteurs de désordre.
Mais même si les désordres de toute nature ne proviennent que de diverses ramifications d'extrême gauche, la gauche les tolère parfois et les soutient parfois. Preuve éclatante : elle refuse la surveillance des universités.
Certes, il existe des recteurs et de petits professeurs qui souhaitent le désordre ; c'est pourquoi ils s'opposent à la surveillance des universités. Mais il existe aussi des recteurs et des professeurs qui souhaitent la protection de l'asile universitaire ; c'est pourquoi ils approuvent la loi sur la surveillance des universités.
Il est temps de rétablir l'asile universitaire. Il faut mettre fin à l'arbitraire et à l'impunité. La réaction de la gauche à la loi sur la surveillance des universités démontre la justesse de cette loi, puisque la gauche cessera de malmener les universités.
*Pavlos Marantos est citoyen grec et européen
marantosp@gmail.com
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