Note d'archive : Ce texte provient des anciennes archives de Nomika Epilekta et est conservé avec soin pour une lecture historique et informative.

Je ne sais pas si nous sommes un peuple ami des animaux. Toutefois, à travers les nombreuses associations actives de protection animale, les unions et les initiatives en faveur des animaux, j'ai constaté qu'il existe de nombreux amis des animaux, avec lesquels nous devrions partager équitablement cette planète.

Dans notre pays exercent également de nombreux vétérinaires très bien formés, dotés de connaissances, de capacités scientifiques et d'études importantes en Grèce et à l'étranger.

J'ai pourtant l'impression que la proportion des personnes véritablement amies des animaux n'est ni élevée ni même significative, car j'observe constamment des cadavres de chiens, de chats et d'autres animaux, comme des fouines et des renards en province, pourrir au bord des routes, et j'apprends des mauvais traitements sauvages et des mises à mort d'animaux « innocents », principalement par l'horrible procédé de l'empoisonnement sournois.

Par des récits, et dans une moindre mesure par ma propre expérience, j'ai acquis la certitude que le comportement de nos compatriotes envers les animaux, davantage dans les villages et moins dans les villes, a été et demeure dur et « inhumain ».

Autrefois, les habitants des villages tourmentaient et maltraitaient surtout les chevaux et les ânes, tandis que les enfants avaient pour « divertissement » de torturer jusqu'à la mort des chats et des chiens, sans exclure d'autres petites bêtes inoffensives comme les tortues et les oiseaux.

Après notre adhésion à l'Union européenne, nos dirigeants ont songé à réformer la législation relative à la protection effective des animaux, principalement contre les humains. Contrairement aux échecs observés dans d'autres domaines de la vie sociale, nos législateurs, après « consultation », ont voté la loi 4039/02.02.2012, intitulée « relative aux animaux de compagnie détenus et errants et à la protection des animaux contre l'exploitation ou l'utilisation à des fins lucratives », remplaçant le cadre juridique antérieur insuffisant [l'article 23 de la loi 4039/2012 a abrogé la plupart des dispositions de la loi précédente 3170/2003 ainsi que toute autre disposition générale ou spéciale réglant différemment les questions de la nouvelle loi].

Il s'agit d'un progrès important, au moins au niveau législatif, et je souhaite qu'un progrès analogue ait été accompli dans nos comportements envers les animaux, domestiques ou non, afin que nous sentions avoir quitté le sous-développement et avancer vers la civilisation. Car la civilisation d'un peuple ne se voit pas seulement dans la manière dont les hommes se comportent entre eux, c'est-à-dire dans les bonnes manières qui facilitent notre communication, ni seulement dans le maintien d'un environnement propre, comme à Céphalonie, dans le fait de ne pas salir les routes en jetant mégots, mouchoirs et déchets depuis nos voitures, ou de ne pas cracher et roter. La civilisation d'une société se manifeste encore davantage dans sa conduite envers les animaux et dans l'intérêt de chaque citoyen pour eux, qui, en vertu de la loi récente, ont acquis des droits précis et une protection efficace.

Le premier article de la nouvelle loi précise qu'un animal est tout organisme vivant qui ressent et se meut sur terre, dans l'air, dans la mer ou dans tout autre écosystème aquatique ou zone humide.

Ceux qui possèdent un ou plusieurs animaux domestiques, surtout des chats et des chiens, ont une connaissance directe et excellente des sentiments des animaux. Les exemples d'attachement affectif du chien ou du chat envers les humains dépassent toute imagination.

La même loi définit la notion de bien-être animal, c'est-à-dire l'ensemble des règles que l'homme doit appliquer aux animaux pour leur protection et leur bon traitement, afin qu'ils ne souffrent pas ; pour leur séjour dans un lieu sec, propre et protégé des intempéries, sans être attachés en permanence ni vivre dans des constructions inadaptées, par exemple métalliques ; pour les soins médicaux et l'administration d'une nourriture et d'une eau appropriées ; pour l'exercice et la promenade quotidiens ; et, plus généralement, pour le respect de leur existence.

On dirait que cette loi a été rédigée par des personnes dotées d'humanité, de sensibilité et de culture intérieure, et qu'elle ne ressemble pas aux milliers d'autres lois produites par le Parlement, prétendument pour notre bien et en réalité pour limiter nos droits et annuler nos libertés.

Dans un autre point du même article, sont définies les notions d'animal de compagnie, d'animal errant et d'animal dangereux. Sont également indiqués les petits animaux de compagnie, prévus des refuges pour animaux errants, et mentionnées spécialement les maladies animales ainsi que ce que signifient cirque et troupe d'animaux, afin que d'autres dispositions de la même loi interdisent ensuite l'utilisation et la torture des animaux pour le divertissement.

Les autorités compétentes pour la protection et le contrôle des règles de protection des animaux sont instituées. Des sanctions pénales sont également prévues contre ceux qui maltraitent, torturent et blessent les animaux.

Les peines vont d'un à cinq ans et sont combinées à des amendes de 5 000 à 15 000 euros.

L'ensemble de la loi est régi par un esprit moderne et assure une protection efficace, de véritables droits aux animaux sans défense ainsi qu'une sanction pour ceux qui portent atteinte aux droits des animaux.

La nouvelle législation constitue une véritable oasis de civilisation, d'optimisme et de joie au milieu du désert d'une crise économique, politique, culturelle et sociale aiguë et étendue.

Comprenons enfin que la Terre n'appartient pas seulement aux humains. Elle appartient aussi aux autres créatures, celles qu'a créées le Souffle divin.