Une violente averse laisse une voiture au milieu des eaux. Un incendie de forêt traverse un parking et détruit des dizaines de véhicules. La première question est généralement : « qui paie ? ». La bonne réponse ne tient pas en un mot. Elle dépend de la nature de l'événement, des garanties du contrat d'assurance, de la valeur marchande actuelle, de la franchise, des éléments de preuve et de l'existence éventuelle d'un tiers responsable.
Depuis le 1er juin 2025, une obligation particulière d'assurer les véhicules contre les incendies de forêt et les inondations s'applique en Grèce. Cette évolution est importante, mais elle ne signifie ni que tout dommage causé par l'eau ou le feu est automatiquement indemnisé, ni que tous les contrats comportent les mêmes exclusions. Le propriétaire doit lire son contrat d'assurance et agir correctement dès les premières heures.
La vie d'abord, le véhicule ensuite : n'essayez pas de franchir une route ou un passage à gué submersible recouvert par les eaux. Si la voiture s'immobilise et risque d'être emportée ou submergée, suivez les consignes de la Protection civile et éloignez-vous uniquement si vous pouvez le faire en toute sécurité.
1. La réponse courte : qui peut payer
En cas de dommage dû à une inondation ou à un incendie, une ou plusieurs des voies suivantes peuvent être mobilisées :
- Votre propre assureur : lorsque le risque est garanti, que le contrat était en vigueur et que les conditions de déclaration et de justification ont été respectées.
- Le tiers responsable ou son assureur : lorsque le dommage présente un lien de causalité avec l'acte ou l'omission illicite et fautif, dûment établi, d'une autre personne.
- Un dispositif spécial d'aide publique : uniquement si un acte est adopté qui couvre l'événement, le véhicule et la catégorie de bénéficiaire concernés, et si toutes les conditions sont remplies.
- Le propriétaire lui-même : pour la franchise, la part supérieure au plafond assuré, un risque non couvert ou un dommage relevant d'une exclusion valable.
Le seul fait qu'un épisode météorologique ait été qualifié d'« historique » ou qu'une région entière ait été touchée ne suffit pas à fonder un droit précis à indemnisation. Il faut identifier le fondement juridique et assurantiel approprié.
2. Les règles applicables depuis le 1er juin 2025 et les exceptions prévues
L'article 26 de la loi no 5162/2024 a inséré un article 5A dans la loi no 5116/2024. Le propriétaire ou le détenteur d'un véhicule automobile dont le lieu de stationnement habituel se trouve en Grèce doit, en plus de l'assurance de responsabilité civile, assurer ce véhicule contre les incendies de forêt et les inondations, sur la base de sa valeur marchande actuelle.
Cette réglementation s'applique depuis le 1er juin 2025 et a été précisée par la décision ministérielle conjointe KYA 94798 EX 2025, FEK B' 2706/2.6.2025. L'obligation ne dépend pas de l'utilisation quotidienne du véhicule.
L'article 5A, paragraphe 1, vise séparément le respect de la procédure d'immobilisation administrative. Plus précisément, selon l'article 1, paragraphe 2, de la KYA 94798 EX 2025, un véhicule placé en immobilisation administrative est assuré exclusivement contre les incendies de forêt et les inondations, sur la base de sa valeur marchande actuelle.
L'exception relative aux véhicules du secteur public concerne ceux qui appartiennent en pleine propriété à l'État ou à un organisme du secteur public visé au point a) du paragraphe 1 de l'article 14 de la loi no 4270/2014, le sous-secteur des collectivités territoriales (OTA) étant expressément exclu de cette exception. Il ne s'agit donc pas d'une exemption générale des véhicules municipaux ou régionaux.
La KYA prévoit également une exception, sous réserve de conditions cumulatives, pour les camions et les véhicules à usage professionnel d'entreprises dont le chiffre d'affaires annuel brut de l'exercice précédent dépasse 500 000 euros. L'exception s'applique lorsque ces véhicules sont déjà couverts dans le cadre de l'article 5 de la loi no 5116/2024 à hauteur de 100 % de leur valeur marchande actuelle, et que cette valeur est incluse dans les 70 % de la valeur des biens assurés de l'entreprise, conformément au paragraphe 2 du même article.
Cette règle ne doit pas être confondue avec l'obligation plus ancienne d'assurance de responsabilité civile automobile. La responsabilité civile couvre les dommages causés à des tiers par le véhicule assuré. La nouvelle garantie porte sur les dommages subis par le véhicule lui-même du fait des deux risques naturels expressément désignés.
3. Ce que la nouvelle obligation ne couvre pas automatiquement
L'expression « catastrophes naturelles » est souvent employée comme terme générique, mais la disposition relative aux véhicules désigne les incendies de forêt et les inondations. Sans vérification, il ne faut pas considérer qu'elle couvre également :
- la grêle, la tempête ou la chute d'un arbre,
- un séisme ou un affaissement de terrain,
- l'eau provenant d'une canalisation rompue, d'une fuite dans un garage ou d'un lavage,
- un incendie ordinaire causé par une défaillance électrique ou mécanique,
- un incendie volontaire, un acte de vandalisme ou un acte terroriste,
- une panne de moteur due au fait que le véhicule a été conduit dans l'eau.
Certains de ces risques peuvent être couverts par des clauses complémentaires. La réponse se trouve dans le tableau des garanties, les conditions générales et particulières, les exclusions et les avenants du contrat concerné, et pas uniquement dans l'appellation commerciale de la formule.
4. Comment vérifier si votre dommage est effectivement assuré
Ouvrez votre contrat d'assurance le plus récent et repérez six éléments :
- Période de validité : la date et l'heure de prise d'effet et d'expiration.
- Risque précis : inondation, incendie de forêt, incendie en général ou autre risque naturel.
- Valeur assurée : le montant servant de base au calcul de la prestation maximale.
- Franchise : la part du dommage qui reste à la charge de l'assuré.
- Exclusions : notamment la faute intentionnelle, la faute lourde dans les cas où la loi l'autorise, un usage contraire aux conditions ou l'absence de mesures raisonnables pour limiter le dommage.
- Procédure de sinistre : modalités de déclaration, assistance routière, expertise, garage et pièces justificatives.
Demandez à l'assureur une confirmation écrite du numéro de sinistre et de la garantie examinée. Une formule téléphonique telle que « cela devrait être couvert » ne suffit pas lorsque vous vous apprêtez à déplacer, démonter ou réparer le véhicule.
5. Les dix premières étapes après une inondation ou un incendie
- Assurez-vous que la zone est sûre et suivez les consignes de la Police, des sapeurs-pompiers et de la Protection civile.
- N'essayez pas de démarrer un véhicule inondé.
- Appelez l'assureur ou le service d'assistance routière indiqué dans le contrat.
- Demandez un numéro d'intervention ou une attestation à l'autorité compétente si elle est intervenue.
- Photographiez le véhicule à l'endroit où il a été trouvé, sans vous mettre en danger.
- Consignez le niveau de l'eau, les traces de boue, les zones brûlées, les véhicules voisins et l'état général des lieux.
- Notez la date, l'heure, l'emplacement exact, l'événement météorologique et les témoins.
- Faites transporter le véhicule uniquement dans des conditions sûres et conservez le justificatif de remorquage.
- N'autorisez ni réparation ni mise au rebut avant qu'une expertise ait pu avoir lieu, sauf si une mesure de sécurité urgente s'impose.
- Conservez une copie de chaque déclaration, courriel, photographie, devis et justificatif.
Ne « testez » pas le moteur : un démarrage après une entrée d'eau peut transformer un dommage limité en grave défaillance mécanique. Au-delà du coût technique, un désaccord peut naître sur la part du dommage final imputable à l'inondation et celle résultant d'une intervention ultérieure.
6. Quelles photographies et quels documents prouvent le dommage
Les pièces doivent établir non seulement que le véhicule est endommagé, mais aussi quand, où et à la suite de quel événement le dommage s'est produit. Sont notamment utiles :
- des photographies panoramiques de la zone et des gros plans du véhicule,
- une vidéo non montée montrant l'état initial,
- des photographies de la plaque d'immatriculation et du numéro de châssis lorsqu'il est possible de les prendre sans danger,
- les alertes 112, les communiqués des autorités et les comptes rendus d'intervention,
- une attestation des sapeurs-pompiers ou de la Police, lorsqu'un tel document est délivré dans le cas concerné,
- les justificatifs de remorquage et de gardiennage,
- un diagnostic technique et un devis détaillé de réparation,
- le certificat d'immatriculation, le contrat d'assurance et la preuve du paiement des primes.
Conservez les fichiers numériques originaux. Ne vous contentez pas d'images envoyées par une application puis compressées. Les métadonnées d'origine, la séquence des prises de vue et l'historique des communications peuvent être utiles lorsque la date ou l'étendue du dommage est contestée.
7. Quand déclarer le dommage à l'assureur
L'article 7 de la loi no 2496/1997 prévoit que le preneur d'assurance avise l'assureur dans les huit jours à compter du moment où il a connaissance de la survenance du sinistre assuré et lui fournit les informations, éléments et documents nécessaires. Ce délai ne justifie pas d'attendre le huitième jour. En pratique, la conduite prudente consiste à déclarer immédiatement le sinistre, selon les modalités prévues par le contrat.
Le simple dépassement du délai de huit jours n'entraîne pas automatiquement la perte de l'indemnité d'assurance. Selon l'article 7, paragraphe 2, de la loi no 2496/1997, le manquement fautif à l'obligation de déclaration ouvre à l'assureur une créance en réparation du préjudice qu'il a subi du fait de ce manquement. La question du manquement fautif à l'obligation de limiter le dommage est distincte, tout comme celle de la réalisation du risque assuré provoquée intentionnellement ou par faute lourde.
La déclaration de sinistre est distincte de la « réclamation », c'est-à-dire de la plainte écrite relative à la manière dont la compagnie a traité le dossier. Vous ouvrez d'abord un dossier de sinistre. Si, par la suite, surviennent un retard injustifié, une motivation insuffisante ou un désaccord, vous présentez une réclamation séparée.
Envoyez la déclaration par un moyen qui laisse une trace : formulaire assorti d'un numéro d'enregistrement, courriel à l'adresse officielle ou autre canal déclaré. Décrivez des faits, non des suppositions. Ne signez pas de déclaration par laquelle vous accepteriez une cause ou un montant qui n'a pas encore été vérifié.
8. Expert, garage et droit de contrôle
L'assureur confie généralement une expertise afin d'établir la cause, l'étendue et le coût du dommage. L'expert mandaté ne remplace pas votre propre conseiller technique. En cas de dommage grave ou contesté, vous pouvez demander un rapport technique indépendant, notamment avant que le nettoyage ou le démontage ne fasse disparaître des traces.
Demandez que soient examinés séparément le moteur, les installations électriques et électroniques, les systèmes de sécurité, les airbags, la batterie haute tension d'un véhicule électrique ou hybride, l'habitacle, la corrosion et une éventuelle contamination par les eaux. En cas d'incendie, il faut consigner le point de départ du feu, sa propagation et les éventuels indices d'une cause extérieure.
Ne jetez aucune pièce et ne remettez pas le véhicule au recyclage avant la fin de la procédure convenue. Si une intervention immédiate est nécessaire pour des raisons de sécurité ou pour empêcher l'aggravation du dommage, informez la compagnie par écrit et documentez l'état du véhicule avant et après l'intervention.
9. Réparation ou perte totale : comment le montant est calculé
L'indemnité ne correspond pas nécessairement au prix que vous avez payé lors de l'achat de la voiture. La garantie obligatoire prévue à l'article 5A se réfère à la valeur marchande actuelle. En pratique, sont examinés le capital assuré, la valeur réelle immédiatement avant le sinistre, le coût de la réparation, la franchise, tout plafond éventuel et les clauses relatives aux restes du véhicule ou à la valeur de sauvetage.
Si le coût d'une remise en état sûre est disproportionné par rapport à la valeur du véhicule, ou si celui-ci ne peut pas être réparé de manière fiable, il peut être qualifié de perte totale économique ou technique. Demandez par écrit :
- la valeur du véhicule avant le sinistre retenue par la compagnie,
- la méthode d'évaluation et les éléments de comparaison utilisés,
- le coût estimé de la réparation,
- la franchise et chaque déduction,
- le traitement réservé aux restes du véhicule.
Des annonces portant sur des véhicules dont le kilométrage, l'équipement ou l'état diffèrent fortement ne constituent pas, à elles seules, une comparaison fiable. Rassemblez le carnet d'entretien, les réparations récentes, le contrôle technique KTEO et les éléments attestant l'état réel du véhicule avant le sinistre.
10. Quand l'indemnisation peut être contestée ou refusée
Les désaccords portent fréquemment sur les points suivants :
- le risque ne figure pas parmi les garanties,
- le contrat avait expiré ou n'avait pas encore pris effet,
- la cause réelle différait de celle qui avait été déclarée,
- une partie de la défaillance était antérieure au sinistre,
- le dommage s'est aggravé après l'événement, par exemple parce qu'un moteur inondé a été démarré,
- aucun contrôle n'a été possible avant la réparation ou la mise au rebut,
- une franchise, un plafond ou une sous-assurance influe sur le montant,
- la compagnie invoque une exclusion précise du contrat.
Le refus doit être examiné au regard du contrat d'assurance, des faits et de la loi. Une référence générale à la « négligence » ou à un « phénomène météorologique » ne suffit pas sans lien avec une clause précise et des éléments de preuve. À l'inverse, l'existence d'une garantie n'écarte pas toute exclusion licite.
11. Ce qu'il en est de l'aide publique
La KYA 94798 EX 2025 prévoit que le propriétaire ou détenteur qui n'a pas respecté l'obligation d'assurance est exclu de toute subvention d'aide publique au titre du véhicule lorsqu'un incendie de forêt ou une inondation survient à compter du 1er juin 2025.
L'inverse n'est pas automatique : le fait d'être assuré ne signifie pas que vous avez nécessairement droit à une aide de l'État. Il faut un dispositif ou une décision spécifique au sinistre concerné, une catégorie de dommage éligible, une demande déposée dans le délai imparti et les pièces exigées. Il convient également d'éviter une double indemnisation du même dommage.
Consultez uniquement les annonces officielles du ministère grec de la Crise climatique et de la Protection civile, de la Région, de la Commune et des autres autorités compétentes. Ne vous fondez pas sur des mesures antérieures adoptées pour une autre catastrophe, car les bénéficiaires, les montants et les délais varient selon chaque acte.
12. Si un tiers, la Commune ou le gestionnaire d'un site est responsable
Une catastrophe naturelle n'exclut pas d'emblée la responsabilité d'un tiers. Une action distincte peut être envisagée lorsque, par exemple, l'incendie a été déclenché par un acte illicite établi, qu'un objet dangereux est tombé en raison d'un défaut d'entretien ou qu'un lien de causalité peut être établi entre une omission précise d'un organisme compétent et le dommage.
Une telle responsabilité n'est pas présumée du seul fait qu'une route a été inondée ou qu'un phénomène intense s'est produit. Il faut établir un acte ou une omission illicite précis, un dommage et un lien de causalité. Une action dirigée contre un organisme public relève d'un cadre juridique et d'une juridiction compétente différents de ceux applicables à un litige privé.
Informez l'assureur si vous disposez d'éléments concernant un tiers responsable. Après versement de l'indemnité, l'assureur peut être subrogé dans vos droits à concurrence de la somme qu'il a payée. Ne signez avec un tiers aucune renonciation ni quittance pour solde de tout compte sans avoir vérifié si elle porte atteinte à une autre action.
13. Une vigilance particulière pour un véhicule électrique ou hybride
Le contact d'une batterie haute tension avec l'eau ou son exposition à une contrainte thermique exige une prise en charge spécialisée. Ne touchez pas les câbles apparents, n'essayez pas de recharger le véhicule et ne le faites pas transporter selon une méthode non agréée. Suivez les consignes des autorités, du constructeur, de l'assistance routière et d'un technicien qualifié.
Demandez que soient consignés les codes de diagnostic, l'état de la batterie, les isolations et le système de refroidissement. Suivez toute instruction particulière d'isolement, de transport ou de stockage donnée par le constructeur, l'assistance routière, les sapeurs-pompiers ou un technicien qualifié. L'apparence extérieure peut être trompeuse. Une défaillance haute tension peut ne pas être visible, tandis que les conditions d'une remise en état sûre peuvent peser de manière déterminante sur la qualification de perte totale.
14. Que faire en cas de désaccord avec l'assureur
Demandez d'abord une position écrite complète : quelle garantie a été examinée, quelle clause a été appliquée, quels faits la compagnie a retenus et comment elle a calculé le montant. Si le désaccord persiste, présentez une réclamation au service spécialisé de traitement des réclamations de l'assureur.
Selon la Banque de Grèce, la compagnie doit répondre par écrit et de manière motivée dans les cinquante jours calendaires suivant le dépôt de la réclamation. La réclamation n'est ni la déclaration initiale de sinistre ni une simple demande de paiement.
En l'absence de réponse dans le délai ou de réponse étayée, et si une question relevant de la surveillance est en cause, une plainte peut être déposée auprès de la Banque de Grèce. Celle-ci n'accorde pas d'indemnité dans un litige privé et n'agit ni comme juridiction ni comme organisme de médiation. Selon l'affaire, il est possible d'envisager le recours au Médiateur grec de la consommation, à un autre organisme de règlement extrajudiciaire ou aux tribunaux.
15. Le dossier à réunir avant de demander un examen juridique
- le contrat d'assurance, ses conditions générales et particulières et ses avenants,
- la preuve du paiement et la période exacte de validité,
- la déclaration de sinistre et le numéro du dossier,
- les photographies, les vidéos et les fichiers originaux,
- les attestations des autorités et les éléments relatifs à l'événement catastrophique,
- le rapport d'expertise de l'assureur et votre propre rapport technique,
- les devis ou factures de réparation, de remorquage et de gardiennage,
- l'offre d'indemnisation écrite ou la décision écrite de refus,
- la réclamation et la réponse de l'assureur,
- les coordonnées et éléments concernant tout tiers éventuellement responsable ainsi que les témoins.
Un dossier bien organisé permet de répondre rapidement aux questions essentielles : le risque était-il couvert ? La réalisation du risque assuré est-elle prouvée ? La valeur a-t-elle été correctement calculée ? L'exclusion a-t-elle été légalement appliquée ? Existe-t-il une action supplémentaire contre un tiers ?
16. Ce qu'il faut vérifier avant le prochain épisode d'intempéries
N'attendez pas le sinistre pour lire votre contrat d'assurance. Avant chaque renouvellement, demandez une réponse écrite aux questions suivantes :
- L'inondation et l'incendie de forêt sont-ils couverts séparément ?
- Existe-t-il une garantie plus large contre l'incendie, la grêle, la tempête ou la chute d'objets ?
- Quelles sont la valeur assurée et la valeur marchande actuelle ?
- Quelle franchise s'applique à chaque risque ?
- Le remorquage, le gardiennage et les frais de dépollution sont-ils couverts ?
- Existe-t-il des clauses particulières concernant un parking souterrain, une zone géographique ou l'immobilisation ?
- Quel numéro de téléphone et quelle adresse électronique faut-il utiliser pour une déclaration immédiate ?
Vérifiez également que la valeur du véhicule n'est pas restée inchangée pendant des années sans justification. L'obligation légale se réfère à la valeur marchande actuelle. Un montant imprécis ou obsolète peut devenir le cœur du litige après le sinistre.
Règle pratique : conservez sur votre téléphone et sur un autre support un PDF du contrat d'assurance, le numéro de l'assistance routière et des photographies du véhicule antérieures à tout dommage. Si l'appareil est perdu ou détruit lors du même événement, la copie placée sur un second support sûr peut s'avérer déterminante.
17. Questions fréquentes
Un véhicule immobilisé devait-il être couvert contre les inondations et les incendies de forêt ?
Oui. La KYA prévoit qu'un véhicule placé en immobilisation administrative est assuré uniquement contre ces deux risques, à hauteur de sa valeur marchande actuelle.
L'assurance de responsabilité civile de base couvre-t-elle ma propre voiture inondée ?
Non, pas à elle seule. La responsabilité civile concerne les dommages causés aux tiers. Pour le véhicule lui-même, il faut la garantie correspondante contre les dommages dus à une inondation ou une autre garantie convenue.
De l'eau est entrée dans l'habitacle, mais la voiture roule. Puis-je la conduire ?
Pas avant qu'elle ait été évaluée dans des conditions sûres. De l'eau peut se trouver dans les circuits électriques, les systèmes de sécurité, les lubrifiants ou la batterie. Contactez l'assistance routière et un technicien qualifié.
L'État m'indemnisera-t-il si je n'avais pas souscrit la garantie obligatoire ?
La réglementation en vigueur exclut de l'aide publique relative au véhicule la personne assujettie qui ne s'était pas assurée, lorsque le dommage résulte d'un incendie de forêt ou d'une inondation survenu après le 1er juin 2025.
L'assureur doit-il répondre sous 50 jours ?
Le délai de 50 jours calendaires concerne la réponse écrite à une réclamation. Il ne transforme pas toute déclaration de sinistre en réclamation et ne détermine pas, à lui seul, la date d'achèvement de chaque expertise.
Puis-je faire réparer immédiatement le véhicule et envoyer ensuite la facture ?
Uniquement après avoir vérifié la procédure et informé l'assureur. Une réparation prématurée peut faire disparaître des traces déterminantes. Les mesures de sécurité urgentes doivent être entièrement documentées.
18. Sources officielles et date de vérification
Les informations juridiques et pratiques ont été vérifiées le 23 août 2026 à partir des sources suivantes :
- Parlement hellénique : loi no 5162/2024, article 26.
- KYA 94798 EX 2025, FEK B' 2706/2.6.2025.
- Parlement hellénique : loi no 2496/1997 sur le contrat d'assurance.
- Banque de Grèce : réclamations et plaintes en matière d'assurance privée.
- Ministère grec de la Crise climatique et de la Protection civile : consignes en cas d'inondation.
- Gov.gr : assurance automobile obligatoire.
- Ministère grec de la Crise climatique et de la Protection civile : actualités et annonces relatives à l'aide publique.
- Médiateur grec de la consommation : dépôt d'un signalement.
Les conditions d'assurance, les procédures des compagnies et les dispositifs d'aide publique évoluent. Vérifiez le contrat et les actes en vigueur à la date du sinistre. Cet article fournit des informations générales et ne remplace pas un conseil juridique ou technique personnalisé.
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