Note d’archive : Ce texte provient des anciennes archives de Nomika Epilekta et est conservé avec soin pour une lecture historique et informative.
Il s’agit d’un livre d’histoire particulièrement utile, riche en informations sur la condition des femmes au Moyen Âge et sur la manière dont elles étaient traitées par ce que l’on appelle le « sexe fort », selon les vastes connaissances historiques de l’auteur et en lien avec son idéologie.
Ce livre demeure actuel, car ce que les femmes ont affronté pendant la sombre période médiévale continue encore de les menacer, non seulement dans les pays islamiques et dans ceux que l’on appelle les « pays du tiers-monde », mais aussi, à un degré évidemment moindre, dans l’Occident éclairé.
Un passage caractéristique du premier chapitre de cet ouvrage, composé de quatre chapitres, est le suivant : « Dans la période paléochrétienne, les confusions fatales provoquées par l’enseignement parallèle d’un féminisme voilé de Jésus et d’une misogynie voilée de Paul firent pencher la balance en faveur du sexe féminin, ou plutôt, pour être exact, en faveur de la tolérance du sexe féminin ».
Ailleurs, l’auteur écrit avec sarcasme au sujet de la situation des femmes pendant cette période : « Quel est le moyen qu’utilise une femme pour séduire l’homme, au moins dans une société ignorante ? Sa beauté naturelle. Ainsi, la beauté féminine fut inscrite au registre du diable et poursuivie durement comme “dangereuse pour ceux qui la voient”, disait Tertullien. Pour la même raison, l’esprit grec antique fut haï par les chrétiens, puisque l’un de ses éléments constitutifs était le culte de la beauté naturelle ».
L’auteur expose les faits historiques et les accompagne, en règle générale, de remarques justes et convaincantes, qui rendent l’ouvrage particulièrement attrayant et facile à lire. Il offre au lecteur de nombreuses informations sur l’action de femmes connues qui, par leur vie et leurs initiatives, ont influencé de manière décisive le cours de l’histoire.
Un chapitre particulier est consacré à la célèbre chasse aux sorcières du Moyen Âge, sous le titre caractéristique « 6. La chasse aux “sorcières”, un terrible holocauste », avec cette observation : « Dans toutes les villes et tous les villages, des bûchers furent allumés, où principalement des femmes, mais aussi des hommes, étaient brûlés par milliers ».
Ensuite, à travers Byzance et avec une référence spéciale à l’amour, au mariage et au divorce, le livre décrit de manière concise la condition de la femme dans l’islam, dans le quatrième chapitre. Il présente, en conclusion de cette vaste rétrospective historique, les différences et les ressemblances entre l’islam médiéval et le christianisme médiéval, qui sont particulièrement frappantes et tout aussi utiles à tout chercheur et ami du savoir.
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