Note d’archives : Le texte provient des anciennes archives de Nomika Epilekta et est conservé avec soin pour une lecture historique et informative.

Après les développements relatifs au référendum, les déclarations de la sévère chancelière allemande, du séduisant président français, de l’incohérent Premier ministre grec, du vice-président amateur du gouvernement et des divers figurants de tout l’éventail politique, les citoyens continuent de ne rien comprendre.

Pour quelle raison la proclamation d’un référendum a-t-elle été décidée... Pourquoi les dirigeants de la France et de l’Allemagne ont-ils soudain rencontré notre voyageur de Premier ministre ? Que recherche le constitutionnaliste vice-président par ses déclarations ?

Quel est le programme de l’opposition ? Que soutiennent les chefs des petits partis et groupuscules ? Que veulent dire les divers sages retraités par leurs apparitions télévisées pompeuses ? Ceux qui, pendant tant d’années, ont soutenu les programmes et les gouvernements qui nous ont conduits à la crise ?

Jusqu’à quelle profondeur l’intelligentsia bien rémunérée continuera-t-elle de dormir ? Que cherchent sur les écrans de télévision les professeurs d’économie, des facultés de droit et des universités, avec leurs déclarations incessantes et leurs joutes, sinon leur promotion personnelle ?

Quelle impudence possèdent donc ces héritiers politiques moralement ruinés, sinon économiquement, pour se présenter après les naufrages de leurs programmes et de leurs partis ? Pourquoi les coresponsables de la crise généralisée et de la débâcle du pays ne limitent-ils pas leur incontinence verbale ?

Pourquoi le revenu du citoyen doit-il être réduit pour entretenir les privilèges des corporations, taxis, avocats, employés de parti, pharmaciens, notaires et autres professions protégées ?

Pour quelle raison existe et se nourrit le pensionnaire du prytanée des anciens palais ? Que symbolise-t-il exactement ? L’unité ? La nation ? La démocratie ? Son parti ? La nécessité des défilés ou la légalité des ponctions économiques ?

Pourquoi maintient-on des armées de juges de la Cour de cassation, de magistrats, d’avocats, de députés, de journalistes d’État et d’autres cols blancs ? Pour qu’ils fassent grève ou pour qu’ils s’abstiennent de leurs professions lucratives, qualifiées de “fonctions” ?

Combien d’années le citoyen doit-il attendre pour que les tribunaux décident ? Cette vie lui suffira-t-elle ? Pendant combien de décennies l’accusé restera-t-il prévenu ? Quand échappera-t-il aux engrenages de ce que l’on appelle par euphémisme la justice ?

Pourquoi et comment entretient-on des divisions de médecins, d’ingénieurs, de comptables, alors qu’il n’existe pas de soins élémentaires, que les services d’urbanisme sont devenus des sources d’illégalité et que les services fiscaux sont les agents d’une dérégulation économique et d’une injustice invraisemblable ?

Pourquoi entretenons-nous des compagnies d’archiprêtres, d’évêques, d’évêques auxiliaires, avec titres, pouvoirs, privilèges, luxe et arbitraire, alors que l’enseignement de l’humble Jésus condamne la richesse, la matière, l’arrogance et la provocation mondaine ?

Qu’est-ce qui pousse les instituteurs, les professeurs et les enseignants à ne pas soutenir l’éducation, le progrès et l’instruction, et pourquoi les confondent-ils avec leurs propres intérêts myopes ?

Qu’est-ce qui pousse à créer sans cesse des partis et groupuscules, mouvements, rassemblements, unions, sociétés lucratives dites sans but lucratif, cercles, groupes et associations de politologie creuse ?

Que proposent tous ceux-là, sinon tristesse, déception, indignation, colère et finalement un immense dégoût qui conduit à la résignation, avec la pensée que “tous sont pareils”...

Notre pays n’est pas menacé par la crise. Il n’est pas détruit par les responsables politiques parjures et par les autres. Il ne se désagrège pas sous l’effet du gonflement des professions non productives et parasitaires, présentées comme de prétendues fonctions pour endormir et paralyser les citoyens. Il n’est pas humilié par les déclarations et les actes absurdes des politiques décadents, avec leurs fiefs et leurs successeurs, ni par les déclarations de Kouvelis, avec son aphorisme du jour selon lequel il “façonne des relations de confiance, en redéfinissant les rapports politiques, parce que la société elle-même se redéfinit”. Et que celui qui a compris me l’explique.

Le pays est menacé par la vague de dégoût qui se généralise et grandit, car le dégoût conduit à la déception, à la résignation, à la soumission et à la marginalité.