Note d’archive : Ce texte provient des anciennes archives de Nomika Epilekta et est conservé avec soin pour une lecture historique et informative.

L’article pose une question de déontologie politique : les députés disposent-ils réellement d’une idéologie, d’une cohérence, de principes, d’une éthique, de capacités et de connaissances ? L’occasion est donnée par la radiation d’Adonis Georgiadis et de Makis Voridis par le président du LAOS.

La réflexion porte sur la mobilité parlementaire, le passage d’un parti à l’autre et la frontière entre liberté de mandat, opportunisme politique et respect de l’électeur. Dans une démocratie parlementaire, le mandat ne peut pas être compris comme une simple propriété personnelle détachée de toute responsabilité publique.

Le texte critique les calculs de carrière, les changements de camp et les comportements qui transforment les partis en véhicules personnels. La question juridique rejoint alors une interrogation morale : que vaut la représentation si elle n’est plus liée à une ligne politique assumée ?

L’auteur met en avant la nécessité d’une culture politique plus exigeante, dans laquelle les choix parlementaires seraient expliqués, assumés et soumis au jugement des citoyens. La responsabilité politique ne se limite pas à la légalité formelle.

La conclusion retient que la stabilité institutionnelle suppose des représentants capables de cohérence, de retenue et de loyauté envers l’intérêt général.